Ecole obligatoire

Le SSP-Enseignement s'engage pour défendre les conditions de travail des enseignant-e-s de l'école obligatoire. Il lutte et soutient ainsi les collègues sans relâche dans la mise en œuvre de la LEO, la diminution et la simplification des tâches administratives, l'amélioration du statut des doyen-ne-s ou des assistant-e-s à l'intégration.

Les revendications du SSP-Enseignement pour des simplifications administratives

Répartition de l'enseignement et horaires des enseignant-e-s

Nos revendications pour les cycles primaires


Gratuité des activités scolaires: notre réaction à l'annonce du DFJC

Le SSP est inquiet quant aux menaces qui pèsent sur la pérennité de la grande variété d’activités proposées aujourd’hui dans les écoles.

Si le SSP–Enseignement salue évidemment le renforcement de la dimension gratuite et publique de la formation obligatoire affirmé par le DFJC, il est par contre inquiet quant aux menaces qui pèsent sur la pérennité de la grande variété d’activités proposées aujourd’hui dans les écoles. Certes le SSP se réjouit
de la poursuite des camps sportifs, et en particulier des traditionnels camps de ski, qui semblent trouver
un ancrage fort dans la communication du DFJC de ce jour, mais les dispositions concernant les courses
d’école, excursions, visites pédagogiques, activités culturelles et autres voyages d’études ne sont pas
connues, ce qui est préoccupant. « Les assurances données concernant le financement des camps
sportifs sont une très bonne nouvelle. Nous attendons les mêmes garanties pour les excursions, sorties
pédagogiques et culturelles ainsi que pour les voyages d’études » déclare Julien Eggenberger, enseignant
et président du SSP-Vaud.

Pour le SSP–Enseignement , toutes ces formes d’activités pédagogiques constituent une dimension
essentielle de la scolarité qui doit absolument subsister. Notre syndicat s’opposera aussi à une évolution
vers des programmes optionnels qui viseraient à contourner ces nouvelles dispositions et qui
constitueraient autant de renforcement des inégalités sociales et scolaires. « Un enseignement de qualité
pour toutes et tous ne peut pas se dérouler exclusivement entre les quatre murs d’une classe. C’est
pourquoi nous appelons à un important effort des pouvoirs publics » indique Cora Antonioli, présidente
du SSP–Enseignement Vaud.

Par ailleurs, la prise en charge par le budget cantonal des frais de fourniture menace évidemment l’achat
de livres, en particulier dans les dernières années, et mettra encore plus en difficultés les librairies
indépendantes des différentes régions du canton. Le SSP–Enseignement revendiquera la possibilité que
les élèves soient doté·e·s de matériel personnel et pas seulement de matériel prêté.

Le SSP–Enseignement soulève en particulier la question du coût exorbitant des voyages en groupe dans
les transports publics et appellent les autorités cantonales à exiger des entreprises de transports
subventionnés la gratuité des transports des classes de l’école obligatoire sur tout le territoire cantonal,
sur le même modèle que la gratuité des musées publics.

Finalement, le SSP–Enseignement s’engagera activement dans le processus de remise à jour des
dispositions d’application afin de définir plus précisément les dispositions d’application découlant de la
modification du RLEO annoncée cette semaine. Il insistera notamment sur la définition d’un cadre
cantonal minimal pour éviter que les différences entre communes ne s’accentuent encore. Dans
l’intervalle, nous procéderons à un chiffrage des besoins, les montants évoqués par le DFJC paraissant
insuffisants.

Communiqué du DFJC

Communiqué du SSP en pdf (pour télécharger et imprimer)

DGEO: Moins de règles, plus de confiance!

L’été dernier, la DGEO nous a consulté·e·s sur l’opportunité d’élaborer des directives concernant l’enseignement du vocabulaire allemand. Nous constatons que, paradoxalement, certaines décisions fondamentales ne font pas l'objet de consultation tandis que nous sommes consultés sur des points moins centraux.

Le SSP répond bien volontiers aux consultations lorsque cela nous permet de défendre le point de vue de nos membres, et par-là de défendre une école progressiste et de bonnes conditions de travail. Il est toutefois paradoxal que des éléments majeurs (nouvel enseignement de l’éthique et de la culture religieuse, décision d’édicter un programme cantonal pour l’enseignement des sciences informatiques,…) soient définis sans y associer les organisations représentatives du corps enseignant, alors que, dans le même temps, des consultations sur des ajustements de moindre importance nous sont soumises régulièrement. Nous avons l’impression désagréable que ces "petites" consultations sont des alibis permettant de cacher des décisions unilatérales sur des aspects fondamentaux de l’école vaudoise. Pour ce seul motif, nous pourrions refuser de répondre à ces consultations.

INFLATION DE Règles. Par ailleurs, il nous semble nécessaire de rappeler que nous sommes défavorables par principe à étendre encore plus le cadre réglementaire et les contraintes s’imposant au corps enseignant. Notre expérience a montré que les "recommandations" acquéraient rapidement le statut de directives implicites. Dès lors, nous nous opposons par principe à l’édiction de nouvelles règles tant qu’un nettoyage du corpus existant n’aura pas été réalisé. Nous ne sommes pas sans savoir que de nombreux enseignant·e·s se tournent vers la DGEO afin d’obtenir des précisions lorsque le plan d’études offre des marges de manœuvre. Selon nous, ces demandes sont le produit d’une culture du contrôle qui, peu à peu, décourage toute initiative individuelle, voire nie les compétences professionnelles et l’autonomie pédagogique. De plus, de nombreuses études documentent le lien entre diminution de l’autonomie dans l’exercice de son travail et augmentation de l’épuisement professionnel. De notre point de vue, il ne faut donc pas répondre aux questionnements par plus de cadrage, mais par plus de confiance. Notre organisation s’est donc opposée à l’édiction de "Recommandations pour l’enseignement – apprentissage du vocabulaire tout au long du cycle 2", sans succès puisque ces recommandations ont été édictées.

En parallèle, le SSP–Enseignement a procédé à un important travail autour du Cadre général de l’évaluation afin de proposer des simplifications et des allégements. En effet, de nombreux chapitres pourraient être simplifiés et raccourcis. 54 pages, c’est rédhibitoire. Les chapitres 1 à 4 pourraient être raccourcis, notamment parce que de nombreux éléments apparaissent à nouveau plus loin. Par exemple, au chapitre 1, on indique que les objectifs des évaluations doivent être explicites, chose qui est redite en détail dans le chapitre sur l’évaluation.

DES FORMULES INFANTILISANTES ET INUTILES. De plus, le document use parfois d'un vocabulaire infantilisant pour les enseignant·e·s, comme à la p.12: "Les commentaires et remarques utilisés pour situer et qualifier les apprentissages en cours doivent être clairs, cohérents, respectueux de l’élève et compréhensibles de chacun. Ils visent à entretenir un climat de confiance et contiennent des indications favorisant l’amélioration des apprentissages de l’enfant". On peine à identifier la portée normative d’une telle disposition. Par contre, elle laisse penser que les enseignant-e-s ont pour habitude de faire des commentaires confus, incohérents, irrespectueux et incompréhensibles. En outre, ce type de disposition est ainsi mis à égalité avec des vraies dispositions prescriptives, ce qui apporte de la confusion. En effet, ce genre de principes a sa place en formation initiale, dans la littérature des sciences de l’éducation, mais pas dans une directive.

Il y a aussi des éléments dont on peine à percevoir le sens (p.12 §3) "L’entretien est le mode de communication privilégié entre l’école et la famille." Cela veut-il dire que des contacts réguliers par l’agenda ou par téléphone seraient une pratique erronée ? A nouveau, les enseignant·e·s ont l’impression qu’on les prend pour des demeuré·e·s.

En résumé, le SSP estime que les éléments à portée normative devraient être mieux mis en avant et que les considérations générales devraient disparaître. Il faut cibler les directives sur les éléments utiles dans l’application du cadre légal et garantissant l’égalité de traitement. Cela implique aussi d'éliminer les dispositions peu claires ou niant la professionnalité du corps enseignant.

Suite à nos différentes demandes, le DFJC est entré en matière sur une refonte du CGE afin d’en ramasser le contenu.

Education numérique: état des lieux

Après une première rencontre en août qui manquait cruellement de clarté et qui laissait en suspend des questions essentielles, Madame Amarelle et son équipe a à nouveau reçu, à leur demande, les associations professionnelles pour leur présenter son nouveau projet sur l’éducation numérique.

Cette dernière est inscrite au programme de législature du Conseil d’Etat. Pour mener à bien son projet, le DFJC a lancé, depuis la rentrée scolaire, dix projets pilotes au cycle 1 dans des établis-sements du canton. L’objectif annoncé est de créer un environnement propice à l’enseignement de la science informatique (nouvelle discipline), aux projets numériques et à la didactique de l’informatique. Deux nouvelles phases concerneront les cycles 2 et 3 pour les années 2019-2020 et 2020-2021.

Les buts de cette première phase sont d’assurer le suivi des projets intégrant le numérique, de collaborer à la définition du cadre cantonal d’éducation numérique et en particulier du pilier "sciences informatiques" et d’analyser les besoins des enseignants en vue d’adapter les pro-grammes de formation.

Pour ce faire, et en collaboration avec l’EPFL, l’UNIL et la HEP, les enseignant.e.s concerné.e.s sont en train de se former.

Le département a présenté un projet de conditions statutaires de formation qui a suscité quel-ques réactions de notre syndicat. Ainsi, le SSP-Enseignement souligne la nécessité que ces formations ne viennent pas en déduction du droit personnel à la formation continue. Il a aussi insisté pour que les modalités d’organisation laissent une marge à chaque enseignant-e dans le choix des jours concernés en cohérence avec les dispositions prévues dans la directive « Présence et absence des maîtres » qui prescrit de tenir compte du taux d’emploi et des jours de présence. Il n’est pas imaginable de laisser les directions gérer seules cette question sans qu’une orientation claire soit définie.

Le SSP a aussi demandé que la dotation des personnes ressources soit augmentée de 4 à 10 périodes et vienne en supplément de la dotation "normale" des PressMitic et qu’une adaptation du soutien du CIPEO et une augmentation des décharges des répondants informatiques (RI) soient prévues afin d’éviter que les problèmes techniques ne mettent en péril la possibilité de réali-ser les séquences prévues.

Par ailleurs, le SSP-Enseignement estime que le volume de 4 jours pour un programme de forma-tion obligatoire est suffisant. Il demande qu’un éventuel complément en deuxième année soit orga-nisé sur une base volontaire.

Finalement, le SSP-Enseignement souhaite que les résultats du bilan de cette phase pilote soient communiqués lorsque celui-ci aura été effectué, avant toute généralisation.

Loi sur l'Enseignement Obligatoire - LEO

L'heure est au bilan de l’introduction complète de la LEO. Si les différentes mesures prévues dans les cycles primaires donnent globalement satisfaction, les modalités de fonctionnement de la Voie générale créent une situation insatisfaisante qui péjore gravement les conditions de travail des enseignant-e-s et d’apprentissage des élèves. Le comité enseignement s’est engagé dès le début pour contester certaines de ces modalités, car il craignait que celles-ci ne rendent la tâche des maître-sse-s de classe impossible, que les élèves les plus fragiles se heurtent à l’apprentissage de deux langues étrangères et que les dispositifs du Cadre général d’évaluation couplés à un système d’options trop compliqué paralysent le système.

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