EVAM - Établissement Vaudois d'Accueil des Migrants

L'EVAM est en charge de l'accueil des requérants d'asile, et aussi de leur intégration.

L'EVAM est l'établissement de droit public mandaté par le Canton de Vaud pour accueillir les personnes en quête d’asile. Le Canton de Vaud reçoit 8% des requérants en ayant déposé une demande en Suisse. Environ 6'000 personnes sont assistées et encouragées par les plus de 500 travailleurs et travailleuses de l’Evam.

Face aux flux migratoires, l’EVAM tend à se concentrer sur la recherche de solutions au très difficile problème de l’hébergement. Si d’importants efforts sont consentis à ce sujet, d’autres aspects, comme l’encadrement, paraissent davantage négligés. Nous souhaitons donc nous assurer que l’accueil des migrants, et tout spécialement certaines populations comme les Mineurs non accompagnés (MNA) soit fait correctement, dans la dignité.

Les agents de sécurité, encadrants cuisine, intendants, enseignants, éducateurs, animateurs et assistants sociaux qui travaillent quotidiennement avec la population se sentent souvent démunis face à la souffrance exprimée par les bénéficiaires.

En ce qui concerne les directives, elles peuvent être floues. L’EVAM et le Conseil d’Etat privilégient les solutions à court terme dans une posture essentiellement réactive. Sur le terrain, cette politique entraîne pour les collègues en contact avec les bénéficiaires le malaise de ne pouvoir remplir correctement leur mission de service public. Désorientés, leur travail ne leur semble souvent pas assez reconnu. Il est cependant très peu probable que, bien que des fluctuations soient à prévoir, la crise migratoire se résorbe significativement ces prochaines années.

Nous nous investissons pour que l’EVAM et le Conseil d’Etat pensent l’accueil des requérants d’asile sur le long terme et accordent aux problématiques d’encadrement et d’intégration les moyens nécessaires à un accueil digne et des perspectives d’intégration réalistes. Nous demandons à l’EVAM de valoriser ses collaborateurs qui travaillent en contact direct avec les bénéficiaires et bon nombre de nos interventions sont dans ce but.

Ce faisant, nous souhaitons poursuivre notre action pour la valorisation des travailleurs de l’EVAM ainsi que pour l’amélioration des conditions d’accueil des bénéficiaires. Nous avons également pour objectif de veiller à ce que notre employeur fasse avancer le projet de nouveau système de rémunération et de s’assurer qu’il profite à un maximum de collaborateurs.

Les activités du groupe

  • Ecoute et conseil des travailleurs en désaccord ou en conflit avec leurs hiérarchies ou des collègues de travail.
  • Accompagnement individuel ou de groupe pour la rédaction de demandes, plaintes ou dossiers d’argumentation.
  • Négociation individuelle ou de groupe dans des rencontres avec la direction ou les différentes hiérarchies.
  • Veille sur le respect de la CCT et le Règlement du personnel de l’institution ainsi que réflexion active sur l’amélioration de son contenu et de la rédaction claire de ses articles.
  • Proposition et mise en place des Assemblées générales du personnel.

Une barque sur laquelle des requérants d'asile tentent de traverser la mer.

Mobilisation des MNA

Les éducateurs/trices se mobilisent pour les droits des MNA. Au nom du respect de la convention sur les droits de l’enfant ratifiée par la Suisse, les éducateur/trices accompagné/e/s de la DS et du SSP revendiquent l’égalité de traitement entre les mineurs non accompagné/e/s et les autres enfants pris en charge par le Canton de Vaud.

Après des mois de lutte et d’interpellation, plusieurs actions dont une grève, nous somme parvenus à porter la question au niveau du Conseil d’Etat avec lequel des négociations sont actuellement en cours.

Délégation Syndicale

Le 30.05.2018, l’Assemblée Générale du groupe SSP EVAM (ensemble des membres du SSP travaillant à l’EVAM) a procédé à la dernière élection de la Délégation Syndicale (DS) :.

Christian D’Amato a souhaité ne pas se représenter à son poste et c’est Réjane Fauser qui a été élue pour le remplacer. Nous remercions chaleureusement Christian pour son engagement ainsi que le travail accompli et souhaitons la bienvenue à Réjane.

Maria Santamaria Munoz, Cliff Balli et Timothée Alder ont été reconduits dans leur fonction.

CCT : Indemnités pour le travail de nuit, du dimanche et des jours fériés

Depuis la révision de la CCT en 2014, la DS et le SSP revendiquent l’équité de traitement avec les autres secteurs publics et parapublics du canton concernant l’indemnisation du travail de nuit et des jours fériés.

Après une longue lutte, la direction vient d’accorder une entrée en vigueur partielle de ces indemnités avec un rétroactif au 1.03.2018. Suite au mail du directeur du 6.7.2018, il nous semble néanmoins nécessaire de préciser la chronologie des faits :

  1. La demande d’harmonisation des indemnisations pour travail de nuit et des jours fériés avec la CCT du secteur social parapublic vaudois a été portée par les éducateurs/trices MNA dans le cadre de leur mobilisation dès 2016.
  2. Suite à l’importante mobilisation des éducateur/trices MNA, la direction annonce en novembre 2017 avoir obtenu un budget d’environ CHF 650'000/année pour aligner les indemnisations pour travail de nuit et des jours fériés de l’EVAM sur les règles en vigueur dans la CCT du secteur social parapublic vaudois. Sous réserve des décisions du Conseil d’Etat puis de l’adaptation de la CCT en conséquence, la direction estime « que ces changements pourraient entrer en vigueur assez rapidement, à savoir dans les premiers mois de l’année 2018. »
  3. En mars 2018, interpelée par les surveillants, la DS demande à rencontrer la direction, l’informe qu’il n’est possible de modifier la CCT tant que des sujets sont encore en négociation – notamment les salaires – et propose par courriel à la direction une entrée en vigueur anticipée des modifications de la CCT concernant le travail de nuit excepté pour les éducateur/trices MNA pour lesquel/e/s des négociations sont toujours en cours.
  4. Fin mars, la direction refuse cette proposition au motif que « Les modifications telles que proposées nécessitent d’être inscrites dans la CCT. Nous prenons note de votre position de ne pas souhaiter modifier la CCT dans l’immédiat. » et que « Je ne saurais entrer en matière sur un régime différencié entre divers métiers à l’EVAM, tel que vous le proposez. »
  5. Durant le printemps 2018, légitimement choqués par ce refus de la direction, les surveillants se mobilisent et interpellent la direction, accompagné de la DS. Une première rencontre a lieu le 18.05.2018. A l’issue de cette rencontre, la direction accepte enfin de signer un avenant permettant l’entrée en vigueur anticipée des modifications de la CCT pour lesquelles la Direction et la DS ont d’ors et déjà trouvé un accord, dont l’indemnisation pour le travail de nuit du dimanche et des jours fériés. Le principe d’un rétroactif au 1.03.2018 pour ces indemnités est également discuté lors de cette rencontre.
  6. Le 22.05.2018, la direction fait parvenir une proposition d’avenant à la CCT sans rétroactif pour l’indemnité de travail de nuit. Surtout cet avenant introduit des points, comme les horaires de travail des éducateur/trices, pour lesquels des négociations sont en cours et qui n’ont rien à faire dans une CCT. La DS fait une proposition d’avenant sans les points litigieux et convoque une assemblée générale des surveillants.
  7. Réunis en AG, les surveillants refusent de se laisser instrumentaliser, ils votent des moyens de lutte et tentent une ultime rencontre avec la direction. Lors de cette rencontre, la direction et restée sur ses positions.
  8. Les surveillants se réuniront prochainement en AG pour déterminer collectivement des suites à donner.

CCT : Salaires

Selon l’art. 61 de la CCT, le groupe de travail paritaire aurait dû livrer ses conclusions concernant un nouveau système de rémunération au 31.12.2014 et, sous réserve d’accord du Conseil d’Etat, ce nouveau système aurait dû entrer en vigueur le 01.01.2016 au plus tard.

Courant 2017, la DS a interpelé la direction sur cette infraction à la CCT et demandé l’entrée vigueur rapide d’un nouveau système de rémunération garantissant l’équité de traitement avec le parapublic vaudois, à savoir les normes salariales de la CCT du secteur social parapublic vaudois.

Après avoir envisagé un chemin encore long et tortueux, la direction semble enfin céder à la pression et vouloir avancer sur ce sujet. Elle a promis de communiquer au personnel un projet écrit à l’automne 2018. A suivre…

CCT : Contrats à durée indeterminée pour tout le monde

Dans son préambule la CCT reconnait les « particularités auxquelles est soumis le personnel (de l’EVAM), à savoir une très grande souplesse dans les missions qui lui sont confiée (…) ou des fluctuations importantes du nombre de personne assistées. » La CTT prévoit donc des mesures (replacement, indemnités, etc.) pour le personnel en cas de restructuration par exemple due à une diminution du nombre de bénéficiaire.

Pourtant, la direction contourne ces dispositions et bafoue l’esprit de la CCT en engageant en CDD pour les poste dont la pérennité n’est pas assurée en raison de possible fluctuation de la population assistée. Nous demandons à ce que la CCT soit modifiée pour empêcher cette pratique.

CCT : Congé maternité

L’Etat de Vaud a supprimé, avec effet au 1er avril 2017, la disposition qui permettait de décompter deux semaines le congé maternité. Dorénavant, le congé maternité débutera toujours le jour de la naissance du bébé. Nous demandons que l’EVAM s’aligne sur cette pratique et l’introduise dans la CCT (voir http://www.bicweb.vd.ch/communique.aspx?pObjectID=621379).

CCT : Congé pour enfant malade

Nous demandons que le congé pour la maladie d’un enfant passe de 5 jours par année à 3 jours par cas de maladie de l’enfant.

CCT : Annualisation du temps de travail

Nous souhaitons que comme pour les absences accident et maladie, les collaborateurs et collaboratrices puissent choisir l’horaire planifié pour les absences maladie d’enfant et pour les décès. Le groupe SSP EVAM réfléchi également à une autre problématique soulevée par l’annualisation du temps de travail (jours fériés, etc…)