Certaines conditions sont déjà annoncées : bientôt, seul·e·x·s les résident·e·x·s vaudois·e·x·s pourront encore bénéficier des locaux et de l’accompagnement que l’on propose aujourd’hui à tous·te·x·s. Les autres ? Iels sont prié·e·x·s de disparaître, de consommer ailleurs, sans qu’on sache bien où. Non seulement les personnes enregistrées dans d’autres cantons, mais aussi les sans-papier·ère·x·s et les personnes sans chez-soi : une fois de plus, ce sont les usager·ère·x·s les plus précaires qui paieront le prix fort.
Les professionnel·le·x·s du bas-seuil dénoncent les menaces contre l’inconditionnalité de l’accueil dans tout le canton. Ils et elles ont décidé de s’organiser collectivement pour défendre la dignité des personnes précarisées et les fondements du travail social. Un collectif syndical du bas-seuil est né : il portera la voix du terrain et s’inscrira dans la mobilisation du service public contre les politiques d’austérité.
