• Sans consultation et avec précipitation
La DGEP cultive sa politique du fait accompli, en ayant pris cette décision sans consultation du personnel (ni du personnel des établissements, ni des syndicats), se limitant à nous informer de sa décision juste avant l’envoi du communiqué de presse.
• Sans anticipation et à court terme
Alors que depuis 15 ans les effectifs des classes dans les gymnases sont très (trop) élevés le département s’obstine à prétendre que la situation va se détendre. Or, les besoins d’infrastructures sont grandissants, et le seront encore davantage avec le gymnase en 4 ans. Que fait le département ? Derrière les grandes annonces sur la planification des constructions à l’horizon 2040, il enlève de fait à Lausanne un bâtiment entier au gymnase de Beaulieu et déplace provisoirement l’entièreté d’un gymnase (La Cité) à Echallens.
• Mais avec soif d’économies
La décision du département permettra de réaliser des économies qui s’inscrivent dans la politique des coupes budgétaires annoncées, puisque les enseignant·e·s des écoles professionnelles de ces classes ont généralement un statut à 25 périodes pour un 100% tandis qu’une grande majorité des enseignant·e·s dans les gymnases sont à 22.
Quant à la formation en École de commerce elle-même, nous ne pouvons que déplorer que son orientation ultra-professionnalisante (basée sur les compétences opérationnelles en particulier) ne pourra qu’être renforcée.



