Gymnase de Burier: Un avenir incertain

Photo: Eric Roset

Les séances de négociations ont, jusqu'à présent, permis aux salarié·e·s de Burier de poser un certain nombre d'éléments de base pour que cette extension offre les conditions de travail et d'étude les moins mauvaises possibles.

Après de nombreuses demandes des salarié·e·s (voir nos Lettre Info précédentes) la DGEP a enfin accepté le principe de négocier le projet d'extension du Gymnase de Burier avec les salarié·e·s et leurs organisations syndicales. Cela ne s'est pas fait sans mal, les salarié·e·s de Burier ont d'abord dû se battre pendant près de six mois pour obtenir des informations sur la nature exacte du projet (extension ou nouveau gymnase). Ils ont ensuite dû se battre pour imposer le principe d'une négociation intégrant les représentations syndicales plutôt qu'une "démarche participative" de "consultation" des salarié·e·s. Ce parcours du combattant a permis que, enfin, des négociations débutent en décembre.

Les séances de négociations ont, jusqu'à présent, permis aux salarié·e·s de Burier de poser un certain nombre d'éléments de base pour que cette extension offre les conditions de travail et d'étude les moins mauvaises possibles. Cela a également été l'occasion de voir que la DGEP était peu préparée au projet d'extension et pour cause, car c'était bien un second gymnase qui avait été envisagé à la base...

La DGEP, après avoir temporisé pendant des mois, impose maintenant un rythme de négociation soutenu car les travaux doivent commencer en mai prochain pour avoir un bâtiment fonctionnel à la rentrée 2021. Il est clair que, vu le temps perdu par la DGEP précédemment, nous n'accepterons pas l'argument de l'urgence pour clore les négociations.

Tous les efforts que les salarié·e·s feront pour que ce futur mastodonte « fonctionne » ne pourront pas en faire un établissement « normal ». Il faut rappeler que le principe d'un gymnase à plus de 2'000 élèves est en soi inacceptable. Aucun des acteurs du dossier n'a d'ailleurs défendu cette idée, à aucun moment. Cette situation doit donc rester transitoire. Toutefois, au vu des problèmes de planification des constructions (notamment le retard programmé pour le gymnase d'Echallens en raison de décisions communales), ainsi que du resserrement annoncé des contraintes budgétaires en lien avec les pertes fiscales, il y a un danger que le provisoire dure longtemps, voire même que cette situation se répète. Pour que le dispositif mis en place à Burier soit une exception, il doit ne pas durer trop longtemps et ne pas créer un précédent, sinon il se normalisera et deviendra, de fait, la politique du département.

À Lire aussi : Burier 1.5, zéro pointé ! dans la Lettre info n°49

À lire aussi: Brève sur la situation de Burier dans la Lettre info n°47

Résolution de soutien

Photo: Igor Snider

Plusieurs gymnases ont voté une résolution de soutien aux collègues et aux élèves de Burier, ce qui a permis, ajouté à la très grande combativité des collègues directement concerné·e·s, de pouvoir enfion entamer les négociations demandées avec le DFJC.

Ce modèle est à disposition des collègues pour en faire de même sur leur lieu de travail. N'hésitez pas !