NOTRE SALAIRE À 100%: MERCI LA LUTTE!
Le premier salaire de l’année 2026 arrive le 23 janvier. Il est plein et entier. S’il n’y a pas la déduction de 0,7% que le Conseil d’Etat voulait nous prendre, c’est pour une seule raison : nous avons lutté, nous nous sommes mobilisé.e.s, nous avons fait grève, nous avons manifesté! Cette mobilisation inédite a contraint le Conseil d’Etat à retirer son décret de baisse des salaires. Au CHUV aussi, la mobilisation a été inédite : le mouvement de grève a été particulièrement fort le 18 novembre mais les réquisitions, parfois abusives, ont empêché une grande partie du personnel de faire grève. À la suite de cette journée, il a été possible d’avancer avec la direction générale sur une application plus respectueuse du droit de grève. Ce travail doit être poursuivi et finalisé, le SSP-CHUV va s’y engager. Car la grève est notre outil le plus efficace : c’est grâce à elle que nous avons pu faire reculer le Conseil d’Etat. La grève est un droit. Au CHUV aussi. Utilisons-la.
Temps de travail : vers une avancée ?
La Direction générale a annoncé en décembre dernier une révision du système de comptage du temps de travail. Rappelons qu’en 2018, le SSP avait déposé différentes revendications à ce sujet, notamment: temps d’habillage compté comme temps de travail (la direction dit «étudier» cette revendication); arrêt du travail le week-end précédant et suivant une semaine de vacances (obtenu); décompte du temps de travail qui doit être bloqué en cas d’absence, y compris durant les 14 premiers jours. Cette dernière revendication serait en voie d’aboutir. Une consultation des organisations du personnel aura lieu en avril, le SSP y participera en défendant toutes ses revendications initiales. Nous communiquerons dès que possible sur les avancées de ces discussions.
Crans-Montana, le CHUV, le service public, le Conseil d’Etat et les cliniques privées…
C’est une histoire tragique et une leçon politique dont il faudra se souvenir.
« Le CHUV perd de l’argent. Le CHUV coûte trop cher. Il faut faire des économies au CHUV. On va baisser les salaires du personnel du CHUV» : c’est le discours des autorités, à longueur d’année. Puis soudain, le COVID. Puis soudain, Crans-Montana. Tout le monde se tourne vers le CHUV, son personnel si précieux, ses soignant.e.s, que tout le monde regarde à nouveau avec admiration.
Allons au bout de leur logique. Est-ce que le Centre des grands brûlés du CHUV gagne de l’argent? S’il en perd, faut-il le fermer pour garantir la rentabilité du CHUV ? Faut-il supprimer des lits de soins intensifs pour faire des économies? Et les accompagnements
Quand survient un drame comme à Crans-Montana, plus personne ne pose ces questions, plus personne ne parle de couper dans les soins, dans les coûts. Pourtant la réalité est la suivante.
- Le 1er janvier 2026, le CHUV a reçu 22 patient.e.s de Crans-Montana en urgence. C’est ce même jour que le Conseil d’Etat avait prévu de baisser les salaires du personnel du CHUV et de l’Etat. Par nos grèves et notre mobilisation, nous les avons fait reculer. Mais nous n’oublions pas comment le Conseil d’Etat nous traite. D’ailleurs, ce même Conseil d’Etat exige 24 millions de francs d’économies au CHUV en 2026.
- Les cliniques (et les partis politiques qui les soutiennent) le répètent chaque semaine au Grand Conseil: les cliniques privées sont plus efficaces et coûtent moins cher que le CHUV, qui est trop gros, inefficace, etc. Combien de blessé.e.s de Crans Montana ont été acheminé.e.s. dans une clinique du canton de Vaud le 1er janvier dernier ? Combien de cliniques, combien de médecins et du personnel de ces cliniques étaient disponibles dans la nuit du 31 décembre pour organiser le transfert, l’accueil et la prise en charge de ces patient.e.s ? «Zéro» est la réponse à ces deux questions. En réseau avec d’autres hôpitaux publics suisses et européens, le CHUV a fait ce travail.
Rien ne peut remplacer le service public. Un hôpital n’a pas à être rentable : il doit soigner des personnes qui en ont besoin. Quand la droite proposera à nouveau d’autonomiser le CHUV pour l’affaiblir et renforcer le poids des cliniques privées, nous devrons nous souvenir de tout cela.
Lutte contre le harcèlement
Une cellule de lutte contre le harcèlement a été créé au CHUV suite à la mobilisation sur ce sujet des organisations du personnel depuis de longues années et aux différents scandales révélés par l’émission Temps Présent en début d’année 2025. La cellule SAFE fonctionne depuis juillet 2025 et a été sollicitée, à ce jour, 120 fois! Le SSP-CHUV a demandé à être partie prenante à la rédaction de la future directive institutionnelle qui doit réglementer le travail de cette cellule ou a minima d’être consulté sur cette future directive.
Travail de nuit valorisé à 25% : pour les labos aussi!
Dès le 1er janvier 2026, le temps de travail de nuit est valorisé à 25% (contre 20% précédemment). C’est une bonne nouvelle. Le SSP est intervenu auprès du Département de la santé pour que le personnel des laboratoires bénéficie également de cette mesure, ce que nous avons obtenu en fin d’année 2025.

