STOP à la politique de l’aubergine du Conseil d’État! Action le 5 mars à 8h devant le Château!

de: Vanessa Monney

Depuis 2019, notre syndicat interpelle les autorités politiques vaudoises au sujet des revendications féministes nécessaires à ce que l’Etat de Vaud soit un employeur exemplaire sur ces questions. Depuis maintenant plus de cinq ans, le Conseil d’État persiste à refuser l’ouverture de véritables négociations à ce sujet. Promesses en l’air au moment des grandes grèves de 2019 et 2023, il est temps d’augmenter la pression!

En décembre 2024, notre syndicat a formellement redemandé l’ouverture de négociations dans un courrier adressé au Conseil d'Etat vaudois que vous pouvez lire ici.

Certaines mesures sont des obligations légales déjà existantes et non appliquées à l’État de Vaud que nous demandons à l’employeur de mettre en œuvre dans les meilleurs délais :

- Locaux et temps d’allaitement

- Congé familial en cas de maladie : mise en conformité de la Lpers au droit fédéral concernant les congés pour proche aidant et en cas d’enfant malade

- Respect des dispositions maternité / allaitement (OProMa)

D’autres mesures nécessitent l’ouverture de négociations entre l’État-employeur et notre syndicat. Sans que la liste ne soit exhaustive, les principales sont :

- Réduction générale du temps de travail (le 80% doit devenir le futur plein temps sans perte salariale ; garantie de retrouver son taux d’activité en cas de réduction liée aux tâches éducatives ou d’un proche malade dans un délai de quatre ans).

- Congés parentaux (allongement du congé maternité et paternité et mise en place d’un congé parental d’un an en sus)

- Maternité (dispositif de protection durant la grossesse et l’allaitement, remplacement systématique des congés maternités, locaux d’allaitement et comptage comme temps de travail).

- Accueil des enfants (1 enfant, 1 place ; mise en œuvre d’une politique cantonale de l’enfance ; amélioration du taux d’encadrement).

- Ré-internalisation des services de nettoyage et de restauration au sein du personnel de l’État.

- Salaires (notamment, le financement d’une pleine indexation, une meilleure reconnaissance du travail non rémunéré dans la fixation du salaire initial, une analyse genrée des salaires par secteurs et une revalorisation des professions majoritairement féminines, la baisse à 0 du seuil de tolérance des analyses Logib).

- Harcèlement sexuel (enquête pour documenter le problème ; campagnes de prévention).

Le Conseil d’État ne recule devant rien, il n’hésite pas à se mettre en scène en violet le 14 juin dernier! A l'aube de ce 8 mars, journée internationale de mobilisations féministes, nous disons: Stop à l’opportunisme ! Stop à la politique de l’aubergine (violet dehors, et page blanche à l’intérieur) ! Si les autorités politiques veulent soutenir l’égalité, qu’elles le fassent toute l’année dans les services publics et pas seulement en photo. La première chose serait ainsi d’ouvrir de véritables négociations sur nos cahiers de revendications comme le fait miroiter le Conseil d’État depuis 2019 sans jamais le faire concrètement.

La commission féministe du SSP Vaud appelle à une action ce mercredi 5 mars à 8h devant le Château de Lausanne, symbole du Conseil d’Etat, afin de dénoncer ce « violet washing » et exiger l’ouverture de négociations !


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28.02.2025 courrierCEdec2024 PDF (2,2 MB)
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03.03.2025 AffichesActionAubergine1 PDF (488,9 kB)
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03.03.2025 AffichesActionAubergine2 PDF (218,9 kB)