Concept 360 et règlement d’application de la Loi sur la pédagogie spécialisée: la réponse du SSP à la consultation

de: SSP Vaud

Le DFJC a mené une grosse opération de communication autour d’une réorganisation des prestations liées à la pédagogie spécialisée, au soutien des élèves en difficultés et aux allophones. Dans ce cadre, il propose (enfin !) de développer des mesures socio-éducatives. Mais cela doit être mis en œuvre dans le cadre de concepts d’établissement qui partent des besoins des élèves et non pas d’un découpage administratif. Autant le dire tout de suite, bien appliqué et correctement financé, ce projet serait une amélioration appréciable. Le conditionnel s’impose néanmoins au vu des nombreuses questions auxquelles le DFJC ne nous a donné aucune réponse.

Réponse à la consultation sur le projet de Concept 360 et le règlement d’application de la Loi sur la pédagogie spécialisée (LPS)

Le SSP remercie le DFJC de lui avoir permis de participer à la consultation sur le Concept 360 et l’avant-projet de RLPS. Au vu de la complexité du sujet et du délai, nous ne sommes pas en mesure de fournir une réponse détaillée. Cependant, nous nous déterminons sur quelques éléments qui nous semblent particulièrement importants. Tout d’abord, notre syndicat demande que le texte soit entièrement revu de manière à intégrer des formulations plus inclusives, par exemple en adoptant une écriture épicène. Les femmes et les filles (élèves) sont trop souvent invisibles dans les textes du DFJC, à commencer par ceux produits par son administration. Nous vous demandons donc d’appliquer au minimum les directives du Conseil d’État quant à la rédaction des documents de l’État de Vaud (www.vd.ch/redactionepicene).

Introduction

Depuis plusieurs années, les classes de l’école vaudoise ont vu leur réalité évoluer et les conditions de travail se dégrader. Les retours du terrain sont unanimes : il est devenu très difficile d’enseigner. Les causes sont différentes selon les secteurs. Dans le primaire, les causes sont relativement diffuses, principalement provoquées par des facteurs extérieurs à l’école (changements sociétaux, augmentation de la variété culturelle et sociale, attentes parfois exagérées des parents, …), même si les politiques scolaires ont aussi une responsabilité (école enfantine obligatoire, intégration d’élèves à besoins particuliers, augmentation de la charge administrative et complexification des procédures,…). Dans le secondaire I, ces facteurs sont aussi évidemment présents, mais l’aggravation de la situation est directement à mettre en lien avec la mise en œuvre de la Loi sur l’enseignement obligatoire (LEO) et de sa voie générale. Les autres professionnel-le-s sont elles-eux aussi sous pression, notamment en raison des ratios d’encadrement qui se dégradent en parallèle à l’augmentation du nombre d’élèves. Globalement, notre syndicat constate les dégâts occasionnés par des moyens insuffisants par rapport aux besoins. C’est le résultat d’un pilotage par les moyens et non par les besoins. C’est une logique que le SSP rejette avec vigueur car elle aboutit à détériorer les conditions de travail du personnel et d’apprentissage des élèves.

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