Travailler gratuitement? La loi et certaines pratiques au CHUV…

de: David Gygax

Le temps de travail est un aspect décisif du contrat de travail. Dans plusieurs services, le décompte du temps de travail n’est pas établi de manière correcte. Au détriment du personnel. Certaines règles légales doivent donc d’être rappelées. Chaque minute travaillée doit être comptée comme du temps de travail: il ne peut légalement pas en être autrement.

Pourquoi ce rappel?

Parce qu’au CHUV, dans de nombreux services, le temps de travail n’est pas entièrement compté comme temps de travail!

Concrètement, ces services exigent de ne pas décompter les 15 premières minutes de travail effectuées après la fin de l’horaire planifié. Une pratique ancienne, qui se perpétue: «on n’a toujours fait comme ça», répondent certaines directions. Ce n’est pas parce qu’on n’a toujours fait une chose illicite qu’elle devient légale...

Dans d’autres services (ou dans les mêmes), il est également «interdit de faire des heures supplémentaires».

Alors même que des heures supplémentaires sont indispensables pour finir le travail correctement: transmissions, colloques, tâches à finir avant la fin de la journée de travail: pour toutes ces raisons, il est parfois indispensable de prolonger sa journée de travail. Ces minutes, ces heures, doivent être comptées: aucune hiérarchie n’a le pouvoir d’exiger que ces heures ne soient pas comptées. Il faut donc les mentionner, les noter et les faire enregistrer dans Polypoint. Faute de quoi, là encore, c’est du travail gratuit qui est réalisé par le personnel, au détriment d’autres activités librement choisies.

Ces droits existent et doivent donc être respectés. Si vous vous trouvez dans l’une des situations mentionnées ci-dessus, n’hésitez pas à contacter votre syndicat.

Le SSP met également à disposition un guide pratique sur toutes les questions juridiques qui concernent le temps de travail, les plannings le droit au repos, etc. Ce guide est disponible gratuitement auprès de notre secrétariat.