Le 25 janvier, mobilisons-nous en nombre!

La journée d’action et de grève de la fonction publique sera suivie d’une manifestation unitaire à Lausanne. Pas question que le personnel paie de nouveau pour la Caisse de pensions!

Le conseil d’administration (CA) de la Caisse de pensions de l’Etat de Vaud (CPEV) prétend que le «chemin de recapitalisation» imposé par la loi fédérale n’est pas assuré. Il faudrait donc «prendre des mesures», dès janvier 2019. Fin octobre, le CA a donc déposé un nouveau plan auprès de l’Autorité de surveillance de Suisse occidentale (AS-SO). Un plan qui exige que les salarié-e-s de l’Etat de Vaud travaillent deux ans de plus avant la retraite! Cette mesure doit entrer en vigueur en janvier 2019, si aucune alternative n’est trouvée d’ici là entre l’employeur et les organisations du personnel. C’est là que le Conseil d’Etat entre en jeu.

Quelle alternative?

Le Conseil d’Etat a annoncé qu’il se mettait «à disposition» pour trouver une autre solution. Notre syndicat s’engage aussi dans cette voie: nous nous opposons à toute augmentation de l’âge de la retraite comme celle que prévoit le conseil d’administration. Dans ce contexte, deux séances de négociations ont déjà eu lieu, la dernière le 8 janvier 2018. Mais notre syndicat n’est pas resté inactif.

Addition trop salée

D’abord, nous nous sommes battus pour réduire la facture présentée par le conseil d’administration. Nous avons exigé la publication d’un rapport d’expert, tenu secret jusque-là, et demandé que les derniers chiffres sur l’état de la CPEV soient pris en considération. Avec raison: lundi 8 janvier, en séance de négociations, administrateurs et expert de la CPEV ont annoncé (sous réserve) un rendement de 7,9% pour l’année 2017, soit plus de 550 millions de francs de bénéfice pour la caisse !

Le Conseil d’Etat et les organisations du personnel sont d’accord pour dire que la caisse va bien et que la facture présentée par le conseil d’administration est trop élevée. Une fois ce constat fait, reste la question qui fâche: qui paye ce qui reste de la facture?

Un conflit, deux adversaires

Le Conseil d’Etat se présente comme « facilitateur » pour trouver une alternative au plan du CA. Le 8 janvier, il a proposé un dispositif en trois points:

  • 1,2 % de cotisation supplémentaire (à charge des assuré-e-s uniquement);
  • 6 mois de durée d'assurance supplémentaire pour atteindre les pleins droits (38,5 au lieu de 38 années de cotisation);
  • introduction d'un mécanisme pour compenser un rendement éventuellement insuffisant de la CPEV. Ce mécanisme devrait être actionné si l’écart de rendement est de 0,2% inférieur à ce qui est prévu (3% de rendement au lieu de 3,2%, ce qui représente un écart de 22 millions de francs par an environ).

Pour le Conseil d’Etat comme pour le conseil d’administration, quel que soit le prix à payer, c’est toujours aux salarié-e-s de le régler!

La position de notre syndicat

Le SSP rejette ce dispositif, car il fait lui aussi porter l’entier de la «facture CPEV» au personnel de la fonction publique. La retraite est un salaire indirect. L’employeur doit y participer, tout comme il y participe en temps normal par le biais de la cotisation patronale sur le salaire. Alors que la caisse va très bien, que nous avons vu nos conditions de retraite se dégrader gravement il y a à peine quatre ans et que l’employeur ne veut pas mettre un franc dans la caisse, il n’y a aucune raison pour que ce soit à nous de (re)payer! Mobilisons-nous en nombre le 25 janvier, sur nos lieux de travail et dans la rue!

Le SSP mobilise

Depuis début décembre, notre syndicat a stimulé ou organisé une quarantaine d’assemblées, réunions, discussions sur les lieux de travail. Notre objectif est simple: informer le personnel de la situation, prendre la mesure de l’attaque portée aux salaires et aux retraites et organiser la résistance. Cette dernière prend diverses formes: les lieux les plus mobilisés seront en grève le 25 janvier là où les assemblées générales en auront décidé ainsi. Mais le 25 janvier ne marquera pas l’arrêt de notre lutte. Nous poursuivrons notre effort de mobilisation jusqu’au 31 janvier au minimum: c’est à cette date qu’une nouvelle rencontre avec le Conseil d’Etat est prévue. Nous prendrons alors connaissance de sa position face à notre revendication.

Tous ensemble!

D’ici là, toutes et tous ensemble pour lutter sur les lieux de travail et dans la rue! Et si votre lieu de travail n’est pas encore informé de la situation, n’hésitez pas à contacter le SSP pour qu’une assemblée soit organisée rapidement.

Voir aussi

Document mobilisation 25 janvier 2018

Document mobilisation 25 janvier 2018

Downloads
18.01.2018 Tract - 25.01.18_Mobilisation PDF (2,418 kB)

Communiqué de presse 25.01.2018

Downloads
25.01.2018 communique_de presse_mobilisation du 25 janvier PDF (94 kB)