Rentrée 2017: notre communiqué et ses documents

© Elise Glauser

Les enseignant-e-s sont sous pression : il est urgent d’agir !

Comme l’actualité le met en lumière depuis plusieurs années, les conditions de travail des enseignant-e-s sont de plus en plus dégradées. Le SSP-Enseignement, qui dénonce année après année cette situation inacceptable attend donc des mesures urgentes de la part de l’employeur public, ces mesures doivent limiter la pénibilité de l’enseignement et permettre un allégement des tâches administratives. Dans ce cadre, il relève avec satisfaction la volonté de la nouvelle Cheffe du DFJC de faire une priorité du soutien au démarrage de projets socio-éducatifs dans les établissements scolaires. « Il est temps que de véritables projets socio-éducatifs qui répondent aux besoins des enseignant-e-s puissent exister : il en va de qualité du travail en classe, mais aussi de la santé des enseignant-e-s.», déclare Cora Antonioli, présidente du SSP-Enseignement. « Si l’existence de tels projets est à nos yeux indispensable dans de très nombreux établissements de l’école obligatoire, cette question ne doit pas non plus être évacuée au niveau post-obligatoire », ajoute-t-elle.

Le SSP est aussi satisfait de voir une nouvelle dynamique autour des nécessaires adaptations de la Voie générale créée par la LEO liées aux difficultés auxquelles font face quotidiennement les enseignant-e-s et leurs élèves dans la voie générale de la scolarité obligatoire. « Ces adaptations sont bienvenues mais ne sont pas appliquées dans de nombreux établissements et doivent être suivies d’un vrai changement de paradigme visant à clairement soutenir les travail des enseignants. Le système ne peut continuer à parier sur un investissement de leur part au-delà des limites. », affirme Julien Eggenberger, membre du SSP-Enseignement et président du SSP Vaud. Une volonté qui constitue un début de réponse aux nombreuses et réitérées demandes du syndicat. Leur concrétisation dans les établissements ne peut plus attendre.

Le SSP salue également la perspective d’un enseignement « humaniste » souhaitée par Cesla Amarelle, perspective toujours défendue et portée par le SSP-Enseignement.

Par ailleurs, le SSP reste attaché à la situation tendue dans le post-obligatoire où l’enchaînement de mesures urgentes visant à pallier l’augmentation du nombre d’élèves ont souvent des effets collatéraux : effectifs parfois trop élevés (particulièrement dans les gymnases), émergence d’établissements mammouths et surcharge administrative. Pour la prochaine rentrée, les effectifs des classes semblent légèrement en baisse, ce qui est une bonne nouvelle du point de vue des conditions de travail. « Si nous ne pouvons que nous en réjouir, personne ne prétend pourtant que cette tendance perdurera lors des rentrées suivantes. Par ailleurs, le nombre d’élèves dans les classes reste élevé. », indique Cora Antonioli. Finalement, notre syndicat tient à s’engager activement afin d’obtenir un réel allégement des tâches administratives dans tous les secteurs et une mise en œuvre adéquate de la Loi sur la pédagogie spécialisée.

Une partie des mesures annoncées par le DFJC aujourd’hui répondent à une série de demandes urgentes transmises par le SSP – Enseignement lors d’une rencontre avec la conseillère d’Etat et tenue au début du mois de juillet à l’initiative du SSP.

Pour le surplus, ce dossier contient des éléments plus détaillés sur les points évoqués.

Demande de rencontre avec Cesla Amarelle, Cheffe du DFJC

Notre rencontre: compte-rendu

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16.07.2017 Demande de rencontre avec la nouvelle Cheffe du DFJC PDF (561 kB)

Démarrage et soutien de projets socio-éducatifs

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16.08.2017 Lettre à la Cheffe du DFJC: démarrage de projets socio-éducatifs PDF (608 kB)