Rencontre avec la nouvelle Cheffe du DFJC: nos revendications

La nouvelle Cheffe du DFJC, Cesla Amarelle, a convié le SSP-Enseignement à une première rencontre ce jeudi 13 juillet, soit quelques jours après son entrée en fonction. Cette rencontre faisait suite à la demande du SSP-Enseignement exprimée dans son courrier du 6 juillet 2017 qui visait à aborder plusieurs dossiers en suspens dont nous avons souligné l’importance et, pour certains, l’urgence.

Voici un reflet des éléments que la délégation du SSP-Enseignement a soulevés lors de cette première séance d’environ deux heures qui ne pouvait évidemment pas prétendre à l’exhaustivité des sujets qui nous occupent au quotidien.

Deux dossiers dont l’issue est attendue très prochainement

Le SSP-Enseignement a, tout d’abord, rappelé que la question du statut des aides à l’intégration, qui a fait l’objet de négociations avec les associations du personnel, et dont la mise en œuvre avait été annoncée au 1er août 2017 par l’ancienne Cheffe du DFJC, Anne-Catherine Lyon, devait être une priorité.

Il a rappelé également un autre dossier pendant, celui concernant le statut des doyen-ne-s à la DGEO et qui devait être défendu par cette dernière devant le Conseil d’Etat.

DGEO: GT LEO, enseignement de l’anglais, 33ème période, locaux, gestion des absences et cadre général de l’évaluation

La délégation du SSP – Enseignement a relevé la nécessité d’améliorer l’efficacité du groupe de travail (GT) chargé du suivi de la LEO. Ces dernières années, les différentes difficultés de mise en œuvre ont en effet été suffisamment documentées. Des mesures significatives doivent être prises pour renforcer l’encadrement des classes et le rôle des maître-sse-s de classe en VG et le suivi des élèves les plus fragiles, pour simplifier des procédures et le maquis des directives et pour développer les projets socio-éducatifs. Maintenant que sur ces points principaux un consensus a émergé, il faut formaliser la méthode de travail et clarifier le mandat. Certes les mesures prises sont utiles, mais encore très insuffisantes. En particulier, le DFJC doit se positionner sur les différents éléments et indiquer sur quels thèmes il mandate ce GT afin de trouver des solutions. Par ailleurs, le SSP demande un pilotage plus politique de ce dossier, il ne s’agit pas seulement de résoudre quelques difficultés de fonctionnement, mais aussi de prises de décisions sur le fond.

Sur la question de l’enseignement de l’anglais, le SSP - Enseignement demande le dédoublement systématique d’une période hebdomadaire d’anglais et la stabilisation de cette mesure par une adaptation de l’enveloppe ainsi que son inscription dans la grille horaire. Nous avons aussi rappelé notre attachement à la poursuite de l’instauration d’une 33è période. Après l’histoire en 9è pour la rentrée 2017, il s’agit maintenant de porter à 6 périodes hebdomadaires l’enseignement du français en 10è et en 11è.

Par ailleurs, le SSP est revenu sur les problèmes liés à la pénurie de locaux à disposition qui entraîne une forte péjoration dans la confection des horaires des enseignant-e-s. Ainsi, il n’est pas rare que les salles de gymnastique et les laboratoires de sciences soient en nombre insuffisant. Le règlement sur les constructions scolaires doit être adapté afin de définir de manière adéquate le nombre de classes et salles spéciales et de dégagement nécessaires dans les degrés secondaires.

La question d’une plateforme cantonale de gestion administrative - en particulier pour les absences - à la DGEO a également été abordée. Nous avons une nouvelle fois demandé à ce qu’une gestion administrative informatique performante soit mise en place au niveau du Département. Nous souhaitons qu’une telle plateforme puisse être aussi large que possible en englobant, par exemple, un module accessible aux parents. Lors du dernier GT-LEO, le directeur adjoint de la Direction organisation et planification (DOP) nous a informé-e-s que sa direction avait reçu le mandat de commencer à imaginer de tels développements; nous avons exprimé l’importance que ce projet puisse enfin aller réellement de l’avant. Il paraît en effet urgent de mettre à disposition des établissements des solutions fiables et efficaces quant à la gestion des absences des élèves afin d’alléger et de simplifier le travail des collègues dû uniquement aux tâches administratives.

Enfin, le cadre général de l’évaluation (CGE) est compliqué, très fourni et certains de ses contenus vont parfois au-delà de ce que prévoit la loi. Une clarification et une simplification, voire même une refonte complète, apparaissent donc comme une nécessité, ceci notamment afin d’éviter une avalanche de directives complémentaires pour préciser certains aspects de ce document. Nous avons notamment évoqué le chapitre 5 (élèves à besoins particuliers), la notion de groupes de discipline et la problématique du calcul de la moyenne après examens en 11e année (arrondi au demi-point alors qu’en 8P l’arrondi avant ECR se fait au dixième).

DGEP: Pétition TM, suivi des travaux personnels d’élèves, après-DECAPE, gymnases de Renens et Provence

Du côté de la DGEP, nous sommes revenu-e-s sur le suivi des travaux personnels. La question de l’accompagnement et du suivi des travaux de maturité (TM) dans les gymnases est l’objet depuis de très nombreuses années de fréquentes discussions en salle des maîtres et a notamment débouché, il y a maintenant plus de 2 ans, sur la remise d’une pétition SSP à la Cheffe du département signée par plus de la moitié des enseignant-e-s de gymnase. Nous avons insisté auprès de la nouvelle Cheffe du DFJC sur la valeur et le poids pédagogiques de ce travail ainsi que sur sa rémunération totalement inadaptée, de 0.2 par travail (soit moins de 20 heures). Nous avons rappelé notre revendication de porter la décharge à 0.5 par élève attribuée au suivi. Toutes nos estimations ont en effet conclu à une moyenne de 50 heures de travail de l’enseignant-e pour le suivi d’un travail et d’un-e élève. La demande que cette question, toujours reportée, soit enfin étudiée et traitée a été faite.

Par ailleurs le suivi d’autres types de travaux dans les écoles professionnelles et/ou dans les gymnases et les décharges y relatives peinent également à être traité-e-s. La rémunération et le type de prise en charge dépendent en effet très largement - surtout dans les écoles professionnelles - de chaque direction et ceci se fait rarement à l’avantage des collègues - et donc des élèves aussi.

Dans le cadre de la gestion de l’après-DECAPE (question spécifique aux écoles professionnelles), une discussion vient d’être agendée au mardi 19 septembre 2017, ceci après des demandes réitérées pendant de nombreux mois des syndicats auprès de la DGEP et l’intervention d’Anne-Catherine Lyon tout dernièrement. Dans tous les cas, nous avons insisté sur le fait que la question des suivis de travaux personnels, que ce soit dans les gymnases ou que ce soit dans les écoles professionnelles, devait enfin être réellement prise au sérieux par le DFJC et faire l’objet de véritables négociations.

Dans le cadre de la gestion de l’après-DECAPE, nous avons également souligné l’importance de la question du taux de conversion des heures administratives dont la décision, pendante, devait être prise par l’ancienne Cheffe du département avant son départ. Nous avons signifié à la nouvelle cheffe du DFJC que la DGEP avait imposé unilatéralement lors de l’abolition du DECAPE, sans même informer les syndicats, que la conversion des heures pédagogiques en « heures administratives » serait désormais de 120 minutes par période d’enseignement, contre 90 jusque-là. Le SSP exige le retour à la situation qui prévalait auparavant.

Enfin nous avons demandé à la nouvelle Cheffe du département que des clarifications soient apportées aux collègues concerné-e-s quant au revirement du Conseil d’Etat au sujet des gymnases de Renens et Provence (cf. dernier point du courrier). En effet, ce dernier a décidé du report de plusieurs mois de leur séparation directoriale pourtant initialement décidée pour le 1er juillet 2017. La séparation directoriale des deux gymnases constituait en effet l’une des deux revendications essentielles (complète séparation administrative et complète séparation directoriale) des collègues dans une pétition très largement signée, et soutenue par le SSP-Enseignement, deux revendications auxquelles Anne-Catherine Lyon avait alors accédé.